Il fait un retour fracassant en 2000, avec Champs Elysées. Suivent les disques à succès Cerrone By Bob Sinclar, III, Bob Sinclar Around The World, Africanism, In the House et Western Dream. 2006 aura été pour lui l’année de tous les succès. Son morceau Love Generation, est devenu, au fil des matchs, l’hymne de la coupe du monde 2006 et s’est vendu à des milliers d’exemplaires. Un titre sorti d’un album Western Dreams qui n’a qu’une seule ambition : faire danser le public. «C’est assez génial d’être derrière les platines et de voir les gens faire la fête. Je reviens d’une tournée en Australie où j’ai joué devant 25000 personnes. C’était énorme.»

Oublié, le «pousseur de disques» des premières soirées, du temps où il passait son BTS action commerciale. Bob Sinclar (un nom emprunté à Belmondo dans Le Magnifique) mélange désormais des sons et des mélodies déjà existantes avec ses propres compositions. «Dans la morosité ambiante, les gens ont besoin de faire la fête. Mes morceaux, souvent inspirés de la musique afro-américaine, mettent un peu de soleil dans leur vie.» Un retour aux sources. «À la Jamaïque, dans les années 70, les premiers DJ ont commencé à isoler les rythmes pour mieux les mettre en avant. Leur travail a inspiré beaucoup de compositions de la musique actuelle.» Bob Sinclar y ajoute sa patte personnelle, mélange d’électroniques, de sons hip hop et de mélodies de variétés. Un cocktail savamment dosé qui a su se placer en tête des hits parades. Certains y verront de la simple récupération, Bob Sinclar défend sa création et entend bien servir d’exemple.

«Avec d’autres, j’ai su imposer un style. La passion qui me guide depuis des années m’a amené assez loin. J’espère que cela va motiver des jeunes qui veulent se lancer dans ce métier.» De quoi faire trembler certains parents: «Quoi? DJ de boîte de nuit? Passe ton bac d’abord!»